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Les critiques tirent à boulets rouges sur la Berlinale |
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La veille de sa clôture, la 58ème Berlinale a investi l’Histoire à travers deux films présentés hors compétition : Deux sœurs pour un roi, de Justin Chadwick, qui raconte le destin de Mary et Anne Boleyn (Scarlett Johansson et Natalie Portman), qui vont tour à tour séduire le roi Henri VIII (Eric Bana) au début du XVIe siècle, et Katyn du Polonais Andrzej Wajda, qui revient sur le massacre de 22 500 officiers polonais par les Soviétiques à Katyn, en Pologne en 1940. Jusqu’à la chute de l’URSS, les Soviétiques ont affirmé que ce massacre, longtemps tabou, avait été commis par les nazis. «Katyn est une élégie, un film sur le deuil, sur la souffrance individuelle» des femmes qui ont attendu le retour de ces officiers, mais «pas un film politique», a dit Wajda, récompensé d’un Ours d’honneur à Berlin en 2006 pour sa carrière. Après ces deux projections, la Berlinale (7-17 février) mettait un point final à la compétition, avec le dernier des 21 longs-métrages en lice pour l’Ours d’or : Ballast, qui a valu à l’Américain Lance Hammer -qui l’a écrit, réalisé, monté et produit- le prix du meilleur réalisateur au Festival du cinéma indépendant de Sundance. Joué par des acteurs non professionnels, filmé à l’épaule, cette œuvre réaliste et brute -plus puissante que la plupart des films en compétition, selon l’AFP- évoque la vie difficile d’habitants pauvres du delta du Mississippi. Mais la nouveauté dans cette Berlinale est certainement son évaluation par la critique qui a tiré à boulets rouges sur cette 58ème édition qu’elle a qualifiée d’«ennuyeuse, peu excitante», émaillée de «tragédies ratées et de thrillers boiteux», avec un déficit d’audace et de nouveaux talents, des cinéastes confirmés pas toujours inspirés… Le programme était pourtant «sur le papier le plus alléchant depuis des années, mais peu de films ont marqué les esprits ou innové», estime le magazine Variety, cité par l’AFP.
«Cette Berlinale manque cruellement de passion, d’audace, de coups de folie, de prises de risques !» renchérit Nicolas Crousse, critique au quotidien belge le Soir. «Elle manque terriblement de personnalités comme celles de Herzog, Cimino ou Eustache, dont on adore ou on déteste les films», dit-il à l’AFP.
Depuis sa projection le lendemain de l’ouverture, There will be blood de l’Américain Paul Thomas Anderson, était invariablement donné favori dans les critiques compilées par les journaux, ce qui dénote une certaine platitude dans la compétition. «Encore une fois, le comité de sélection a mis l’accent sur de beaux sujets, sans toujours prêter l’attention nécessaire aux qualités esthétiques et narratives», accusait le quotidien berlinois Tagesspiegel.
«La Berlinale a démarré en beauté avec le documentaire de Martin Scorsese sur les Rolling Stones, mais après quelques jours un consensus a émergé : les films montrés en sélection courent le risque d’être éclipsés par ceux mis en avant au marché du film», tranche le magazine Screen.
«La Berlinale aurait-elle pris un coup de vieux ?» s’interroge Hollywood Reporter, citant l’âge des vétérans sélectionnés : Amos Kollek, 61 ans, Mike Leigh, 64 ans, Yoji Yamada, 76 ans, et Andrzej Wajda, 81 ans… Aussi choisir Costa-Gavras, 75 ans, pour présider le jury tient davantage de l’acte de révérence que du geste fort, dit le magazine pour qui le prochain Festival de Cannes parie sur l’avenir en confiant cette fonction à Sean Penn. De plus, la 58ème Berlinale a aussi essuyé la défection de deux membres du jury, la Danoise Susanne Bier et la Française Sandrine Bonnaire, qui n’ont pas été remplacées. |
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Lancement à Alger d'un programme de plantation d'un million et demi d'arbres |
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Un programme national de plantation d'un million et demi d'arbres a été lancé, jeudi à Alger, sous le thème "Un arbre pour chaque Chahid", à l'initiative de l'Association Mechaal Echahid et le concours de la Direction générale des forpets et la Direction de l'éducation, dans le cadre de la célébration de la Journée nationale du Chahid. Cette opération a été entamée à l'école primaire "18 février" (Bab Ezzouar) où 12 arbres ont été plantés avec la participation des élèves et un groupe de moudjahidine, dont Yacef Saadi et l'ex-ministre des Moudjahidine, Brahim Chibout, ainsi que des représentants des autorités locales et des parents d'élèves. |
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UNESCO: lancement de l'année internationale de la planète Terre |
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Une "déclaration de Paris" a été adoptée à l'occasion du lancement au siège de l'Unesco de l'année internationale de la planète Terre (AIPT). Dans ce document, l'Unesco et l'Union internationale des sciences géologiques (UISG), initiateurs de cette année internationale, ont appelé les responsables, le public, les industriels et les fondations à profiter de cette manifestation pour prendre en compte les sciences de la Terre dans leurs décisions, leurs initiatives ou leur manière de vivre. |
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Œuvrer pour la préservation de l’héritage culturel des Touareg |
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La célébration du Festival international de Tin Hinan débutera le 24 février prochain et verra la participation de seize pays, selon le responsable de l’organisation de la manifestation, Abdelkader Benmasssaoud, de l’association des Amis de l’Ahhagar. Mettant en exergue le problème du manque de moyens financiers, sachant que l’année dernière le budget était estimé à 2,7 millions de dinars, ce responsable dira que, cette année, avec un plus grand nombre de participants, le festival risque d’être reporté à une date ultérieure si les sponsors continuent de faire la sourde oreille aux sollicitations des organisateurs. En ce moment même, le président de l’association, Samadat Cheick, est à Alger en quête de partenaires pour contribuer à la réussite de cet événement. Toutefois, les membres de l’association s’opposent à une institutionnalisation du festival, pour le moment, car il perdrait une grande partie de toute la symbolique que revêt la célébration de Tin Hinan, considérée comme la mère spirituelle de toutes les tribus touareg et pour laquelle l’association s’est battue durant de longues années afin de préserver et de perpétuer ce patrimoine.
En revanche, ils sont pour une relation de partenariat avec le ministère de la Culture dans un esprit de partage et d’authenticité. A propos des pays qui participeront cette année, M. Benmessaoud a expliqué que les participants à cette édition sont plus nombreux que l’année dernière où ils n’étaient que dix. Ainsi, 2008 verra la participation de pays arabes (Egypte, Tunisie, Maroc, Arabie saoudite, Libye, Emirats arabes unis, Jordanie…) et européens (France, Allemagne, Italie, Suisse…). Abdelkader Benmasssaoud a confié également qu’il «importait pour nous que ces pays expriment leur volonté de participer à ce genre de manifestation, car ils possèdent des manuscrits sur la vie et l’œuvre de la reine Tin Hinan qui n’existent pas en Algérie. Ce partage de connaissances permettra de préserver et de perpétuer l’héritage de Tin Hinan qui est un élément majeur du patrimoine targui». Le coup d’envoi de la manifestation sera donné lors de l’ouverture officielle qui sera organisée au village africain de Tamanrasset. L’organisateur du festival a annoncé qu’une surprise attend les participants lors du coup d’envoi de la manifestation avec la présence d’une grande personnalité algérienne.
Lors de cette première journée de cet événement, plusieurs manifestations sont au programme, dont des expositions d’artisanat et des conférences animée par des spécialistes et des archéologues autour de la thématique du patrimoine targui et de l’histoire de Tin Hinan dans la région. Il est également prévu des danses folkloriques animées par des pays africains, à l’instar du Mali, du Niger, de la Côte d’Ivoire et du Ghana qui partagent et perpétuent l’héritage de la culture des hommes bleus.
Le 24 février, les participants du festival se dirigeront vers le site où se trouve le tombeau de la reine Tin Hinan à Abbalessa, à 90 km au nord-est de Tamanrasset, pour une journée d’étude entièrement consacrée à celle qui est considérée comme l’ancêtre des Amazighs du Grand Sud. Puis, le lendemain, et durant toute une semaine, seront organisées des festivités culturelles avec au menu : chants, danses et jeux traditionnels tels que siga, akrate, lamssakine.
Un héritage transmis de génération en génération, où, lors des veillées sous le ciel étoilé de l’Ahaggar, la reine Tin Hinan, appelée «notre mère à tous» par les Touareg, est présentée dans les chants comme «une femme irrésistiblement belle, grande, au visage sans défauts, au teint clair, aux yeux immenses et ardents, au nez fin, l’ensemble évoquant à la fois beauté et autorité». |
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