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Le ministre des Ressources en eau a ouvert le bal des questions orales ce jeudi à l’APN. Interrogé par un député du FLN sur les mesures que comptent prendre les pouvoirs publics pour prévenir les risques et gérer les conséquences d’éventuelles intempéries ou catastrophes naturelles favorisées par les dérèglements climatiques, il a indiqué que «50 milliards de dinars ont été dégagés pour protéger les villes des risques d’inondations.
Des cités comme Alger, Sidi Bel Abbès, Ghardaïa, Batna ou M’sila traversées par des oueds dormants sont déjà concernées par ce programme». «Par ailleurs, ajoutera le ministre, trente études sont en cours d'élaboration pour d’autres villes sans compter les actions de l'ONA (Office national d'assainissement) qui réhabilite les réseaux d’évacuation pour éviter les débordements des pluies diluviennes». M Sellal a surtout rassuré sur les barrages. «Il n'y a aucun risque sur l'infrastructure elle-même ou les habitants», a-t-il affirmé en se référant au rapport remis par les expert de renommée internationale le 16 décembre dernier sur le barrage de Béni Haroun. Mieux, a-t-il précisé, des appareils révèlent la moindre anomalie. L’ANB va entreprendre des actions de plantation d'arbres sur les bassins versants des divers barrages. Le ministre des Ressources en eau a rassuré également le député du MSP de Ghardaïa qui s'est inquiété des risques encourus par la population de la région suite à l'utilisation du ternit pour les conduites d’eau qui serait à l'en croire cancérigène. «Sur un réseau de 65 000 km, a répondu le ministre, seuls 1500 km, soit 2,3% sont en cette matière qui selon un rapport de l'OMS de février 94 ne présente aucun risque». «En tout état de cause, précisera le ministre, depuis 2007, les pouvoirs publics ont décidé de ne plus utiliser cette matière à base d’amiante qui sera remplacée progressivement». Bouabdellah Ghlamalah«Il n’y a pas eu de débandade lors du pèlerinage» C’est ensuite le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs qui a essuyé plusieurs critiques sur la gestion du pèlerinage de décembre dernier. Des élus du MSP, du FLN ou du MRN ont mis en évidence les graves manquements de la mission qui n’aurait pas bien soigné, orienté les hadjs. «Ils étaient livrés à eux-mêmes, dormant même par terre à Minane», témoigneront ceux parmi les députés qui, comme Mansour Abdelaziz du MSP, étaient sur place. Le député du MRN ira jusqu’à exiger des excuses. M Ghlamalah a dans l’ensemble défendu les membres de la mission qui se seraient acquittés de leur tâche. Elle a assuré, dira-t-il, plus de 33 500 examens médicaux, fourni 268 aides financières et récupéré 50 bagages abandonnés. «Il y a eu, dira-t-il, des pèlerins qui voulaient sur place se déplacer avec leurs propres moyens. On ne doit pas, à partir de colère individuelle et circonscrites, porter un jugement global». «Le hadj n’est pas un voyage touristique», conclura le ministre. Il espère surtout que l’office du pèlerinage qui doit gérer l’année prochaine cette opération rituelle aura plus de moyens pour «offrir de meilleurs services à ceux qui accompliront cette obligation religieuse». Aboubakr Benbouzid«98,6% des élèves reçoivent des cours de français» Même ton d'assurance chez le ministre de l'Education nationale, M. Benbouzid interpellé par M. Ali Brahimi (RCD) sur les effets négatifs de la suppression de la langue française dans certaines écoles. «C'est une infime minorité, pour une langue qui, il y a une dizaine d'années, était interdite», rappellera le ministre de l’Education. 98,6% des élèves suivent des cours de français. Le renforcement de son enseignement passera par le rappel des retraités, l’ouverture de filières de français dans les universités, le recrutement des étudiants justifiant d’un niveau de 4e année de licence. La préparation de la future rentrée, qui verra l'arrivée, suite à la suppression d'une année dans le primaire, de pas moins de 3 450 000 élèves dans les CEM, sera difficile. Pour y faire face, un programme de constructions de collèges et lycées a été lancé. Selon M. Boubker Benbouzid, «nous allons réceptionner 440 collèges alors que le nombre n'était l'an dernier que de 165 et il y a moins de dix ans à peine une centaine». «Sur les 1100 lycées inscrits pour le quinquennal, 500 seront prêts pour la prochaine rentrée», ajoutera-t-il. Un député de M sila, qui s'est inquiété des perspectives de la rentrée dans cette wilaya, s'est vu répondre que «16 CEM sont en construction et une centaine de classes viendront s'intégrer sous forme d'élargissement dans les CEM déjà existants dans cette wilaya» .
Noureddine Moussa«Le LSP n’est pas un échec dans les wilayas de l’intérieur»
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