| Après un séjour de 12 jours en Algérie : Une mission du FMI averti le gouvernement |
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Une mission du fond monétaire international qui a séjourné durant 12 jours a Alger, a certes mis en exergue les bonnes performances de l’économie algérienne durant les dernières années, mais a averti le gouvernement que la persistance de la crise mondiale et ses effets sur les prix des hydrocarbures qui enregistre une forte baisse sur les marchés, risque d’avoir des effets néfastes sur l’économie algériennes, dans les prochaines années. Dans une conférence de presse tenue hier a Alger, le chef de la mission du FMI en Algérie, Joël Toujas-Bernaté qui séjourné du 4 au 15 novembre en Algérie, a commencé par étaler les « bonnes performances économiques» enregistrées depuis plusieurs années par l’Algérie, avant de mettre en garde les pouvoirs publiques algériens devant le contexte international « qui s’est assombri brutalement », de prendre « certaines mesures conservatoires », au cas ou la crise mondiale s’installe durablement. Le FMI qui prépare un rapport sur l’Algérie, qui sera discuté début 2009 par son conseil d’administration, a souligné d’abord, les bonnes performances de l’économie algérienne en 2008. Il s’agit d’une croissance hors hydrocarbures qui devrait atteindre près de 6%, et une croissance totale qui devrait s’établir autour de 3%, du fait d’une baisse des exportations hydrocarbures. Pour le FMI, l’inflation en Algérie reste maîtrisée autour de 4%, « parmi les plus faibles des pays de la région »reflétant une politique monétaire prudente. Le représentant du FMI à Alger a expliqué que le taux de change effectif réel du dinar est à son « niveau d'équilibre à moyen terme » et a appelé à la poursuite de la politique de change telle qu'elle est menée par l'autorité monétaire nationale. Il a estimé, à cet effet, que la banque d'Algérie « devrait poursuivre la politique actuelle de stabilité du taux de change effectif réel ». Le FMI a également relevé la position extérieure « forte » de l’Algérie, avec des réserves de changes atteignant environs 135 milliards de dollars en octobre 2008. Le FMI qui a reconnu que la position budgétaire de l’Algérie reste solide et que pour 2009 certaines tendances économiques devraient encore rester favorables en 2009, a exhorté le gouvernement algérien a se préparer a prendre certaines mesures conservatoires, telles q’une rationalisation accrue des dépenses publiques et une mobilisation plus efficace des ressources hors hydrocarbures. Le FMI a souligné qu’une forte diminution des recettes pétrolières pourrait affecter, à terme, la croissance par le biais d'un ralentissement du programme d'investissements publics. A cet effet, a-t-il estimé, « ce contexte très incertain requiert une flexibilité accrue des politiques macro-économiques afin de limiter l'impact de la baisse des cours pétroliers sur l'économie et soutenir la croissance ». Pour le FMI, la crise mondiale, souligne l’impératif de la diversification de l’économie algérienne, encore très dépendante des hydrocarbures. Cette situation est conjuguée a une productivité « relativement faible » de l’économie algérienne et un chômage « très élevé chez les jeunes » l’institution financière internationale conclu que le défi majeur de l’Algérie a moyen terme est « d’assurer une croissance hors hydrocarbures forte et soutenable afin de réduire davantage le chômage et d’accroître le niveau de vie des populations ». La mission du FMI, qui a rencontré le ministre des finances Karim Djoudi, le gouverneur de la banque d’Algérie Mohamed Laksaci et des représentants des secteurs économiques et financiers, prépare un rapport sur l’Algérie, qui sera discuté début 2009 par son conseil d’administration. |
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