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Remis sur chantier en 2002, après une décennie de léthargie, les travaux du projet du barrage Koudiat Asserdoune, dans la wilaya de Bouira, tirent à leur fin.
C’est ce qu’a déclaré hier, le ministre des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal, lors d’une visite de travail et d’inspection, effectuée au niveau de cette infrastructure hydraulique, considérée la troisième du pays après celles de Beni Haroun (Mila) et Taksebt (Tizi Ouzou). « Je suis satisfait du taux d’avancement des travaux de cette importante infrastructure. Je pense que les délais de réalisation fixés par le groupe constructeur seront respectés », a indiqué le ministre qui souligne au passage que l’alimentation à partir des eaux du barrage se fera au mois de novembre prochain.
« La 1re tranche concernera les quatre communes limitrophes du barrage ainsi que la région sud de la wilaya de Tizi Ouzou », a-t-il précisé. Le reste des régions concernées par le barrage de Koudiat Asserdoune, sera alimenté « au plus tard fin 2009 », poursuit le ministre.
Il s’agit de deux autres wilayas, Médéa et M’sila. Plus loin, le barrage alimentera aussi celui de Keddara à Alger. En somme, Koudiat Asserdoune alimentera, indique-t-on, pas moins de 14 centres urbains. Afin d’y arriver, les travaux liés au transfert du barrage sont, en effet, en cours, a-t-on constaté lors de la visite d’hier. Confié au groupe français Razel, le barrage de Koudiat Asserdoune est d’une capacité de 640 HM3 et d’un apport moyen annuel estimé à 246 M3.
Pour ce qui est de l’avancement des travaux y afférents, les intervenants dans le chantier soulignent qu’il est à 88%. Pour M. Jeaud, adjoint chef du groupe Razel, rencontré sur chantier, « la rivière de Koudiat Asserdoune, lieu de la réalisation de l’infrastructure, sera fermée à partir de septembre prochain pour permettre au barrage de se remplir ».
Dans sa globalité, le barrage contient une station de traitement des eaux, 11 stations de pompage, 18 réservoirs, une station d’alimentation en énergie électrique et 400 km de conduite. Les coûts du transfert sont, selon une évaluation préliminaire, de l’ordre de 21 milliards de dinars. S’agissant du retard accusé pour la réception du barrage, le chef du département des Ressources en eau explique le fait par des contraintes d’ordre géologiques, mais surtout du tremblement de terre du 21 mai 2003 survenu au centre du pays. « Cette secousse tellurique a démontré plusieurs failles dans la construction du barrage, ce qui nous a poussé à revoir notre feuille de route », a-t-il expliqué.
Le barrage de Tilzdit dans la daïra de Bechloul, à 20 km à l’est du chef-lieu de la wilaya de Bouira, a été également visité par le ministre. Ce barrage, pourtant réceptionné depuis deux ans, demeure non opérationnel. La raison est que, d’après les explications fournies au ministre par des responsables locaux, les travaux de canalisation sont à l’arrêt. A ce propos, des instructions ont été données par M. Sellal au réalisateur du projet, afin que les riverains bénéficieront des eaux du barrage avant juillet 2008. |