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Le taux d’échanges commerciaux de l’Algérie avec l’Afrique est estimé à 1%. Invité de la rédaction de la Radio algérienne, Chaîne III, Le ministre du Commerce, El-Hachemi Djaâboub a expliqué : «Nous avons commencé par donner des chiffres de 2002 à 2007 et nous avons remarqué que le volume global d’échanges commerciaux est de 1 milliard 700 millions de dollars. C’est très très peu et en matière d’exportation c’est à peine 800 millions de dollars et sur ces 800 , 90% concernent les hydrocarbures».
En matière d’exportation, expliquera encore le ministre : «Pendant 5 ans, nous n’avons pas pu exporter plus de 16 millions de dollars par an». Dressant un constat de la situation, El-Hachemi Djaâboub fera remarquer que parmi les raisons de la faiblesse des échanges avec l’Afrique, il y a le fait que l’outil de production national n’a jamais visé l’exportation. Donc, les entreprises publiques ont été installées pour produire et vendre localement, les opérateurs nationaux privés ont toujours visé le marché national.
Pour booster les volumes d’exportation, l’Etat s’engage à mettre en place un dispositif de facilitation d’exportation vers les autres pays africains. Le ministre a, néanmoins, fait remarquer : «En matière d’aide, l’Etat n’est pas là pour prendre en charge les frais de transport. De quoi a besoin l’exportateur ? Il a besoin de la sécurité, de l’assurance nécessaire et éventuellement d’un cadre préférentiel. Ce dernier, malheureusement, nous ne l’avons pas encore avec les pays d’Afrique. mais nous avons déjà signé des accords commerciaux avec 25 pays».
Le ministre a signalé qu’il y a des produits hautement compétitifs qui peuvent être exporter vers l’Afrique. Citant à titre d’exemple, ceux de la SNVI, «et la prochaine ouverture stimulera les échanges commerciaux dans la région», a-t-il ajouté.
Le premier responsable du secteur a indiqué qu’en matière d’assurance, je dois dire que le commerce international est régi par des règles internationales mais en matière de service, on est encore loin, la production nationale n’a jamais eu comme objectif l’exportation «mais en matière de normes ou de compétitivité nous avons beaucoup à faire pour essayer d’arriver à un niveau appréciable, ceci par le biais de partenariat avec des opérateurs étrangers et avec un savoir-faire», dira le ministre du Commerce en conclusion. |