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Au dix-neuvième jour de la grève de la faim, les enseignants contractuels grévistes semblent toujours déterminés à maintenir leur protestation, même si cette démarche se poursuit au détriment de leur santé. Un médecin intervenant bénévolement auprès des grévistes au siège du Snapap à El Harrach, déplore la prévalence de l’hypoglycémie, causant de ce fait la détérioration de l’état de santé de bon nombre de grévistes.
L’administration du glucose provoque dans des cas pareils des ulcères et d’autres complications ", confie ce même médecin, venus soutenir les 45 contestataires originaires de différentes wilayas : Oran, Annaba, Djelfa, Blida, Guelma, Mostaganem… Exténués par une longue grève de la faim, les contestataires se disent sceptiques face à l’engagement du ministre de l’Education de régler définitivement les salaires impayés des contractuels durant le mois d’août. "Comment pourra-t-il traiter quelque 30 000 dossiers de salaires impayés ?", s’interrogent-ils, estimant que les engagements pris ne pourront jamais se faire dans les délais annoncés, étant donné que le traitement relève de l’Inspection générale de la fonction publique. Revendiquant leur intégration dans le corps de l’enseignement, les grévistes réclament la comptabilisation de toutes leurs années de travail. Certains enseignants sont au même poste en tant que contractuels depuis quatorze années. La première intégration de contractuels a eu lieu en 2001. La deuxième a eu lieu en 2006, mais elle n’a concerné que les enseignants d’informatique. Depuis aucune mesure similaire n’a été prise.
Les grévistes reprochent à la tutelle d’avoir relégué aux oubliettes, l’avenir de milliers de contractuels. "Nous avons tous répondu présents lorsque le ministère avait besoin de nous. Aujourd’hui il nous rejette sous prétexte que les diplômes universitaires obtenus ne nous habilitent pas à enseigner", reprochent-ils à la tutelle. Face à cette situation, le Conseil national des enseignants contractuels (CNEC), organisera le 5 de ce mois un sit-in, en guise de protestation.
Les contestataires veulent se faire entendre au plus haut niveau pour faire valoir leur droit : leur intégration dans leurs postes de travail, en premier lieu. Les grévistes comptent saisir dans les jours à venir les organisations internationales, à l’exemple du BIT (Bureau international du travail). Safia D.
Bonification spéciale pour les postulants au concours de recrutement Une bonification liée à l'expérience professionnelle a été spécialement accordée par le ministère de l'Education nationale aux enseignants ayant postulé au concours national de recrutement et ayant exercé aussi bien à titre de suppléant (remplaçant) qu'à titre de contractuel (occupant un poste vacant). Cette bonification accordée aux personnels suppléant et contractuel est prise en compte dans le calcul de la moyenne générale. Dans un communiqué parvenu à la rédaction, le ministère de l’Education nationale se félicite de la participation massive des suppléants et des contractuels, titulaires d'une licence d'enseignement, au concours national du 29 juillet 2008, le ministère les assure de sa compréhension et de son aide, dans le cadre de la loi. |