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Les prix de logements sociaux participatifs (LSP) ne sont pas revus à la hausse, selon M. Nourreddine Moussa, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, précisant que ces logements sont toujours livrés et soutenus par l’Etat au profit des bénéficiaires au prix de 1 million de DA, outre une aide financière de la caisse nationale de logement (CNL) de l’ordre de 500 000 DA. Il y a seulement 7 wilayas, dit-il, comme Alger, Boumerdès, Blida et Tipaza où ce type de logements sociaux participatifs est cédé à 1,5 million de DA l’unité en raison de la hausse du prix d’accès au foncier, a-t-il ajouté, hier, sur les ondes de la Chaîne I de la radio nationale.
M Moussa n’a pas manqué de souligner que l’aide financière de l’Etat accordée à travers la CNL est désormais portée à 700 000 DA pour les logements dont les travaux ont démarré après le mois d’avril 2007. Sur la même question, le ministre a insisté sur les modalités de distribution en mettant en exergue les critères de justice et de transparence. Il est même prévu une commission de recours au niveau de chaque wilaya pour les citoyens qui s’estiment lésés. « Plus de 40 % des logements sociaux participatifs sont réservés aux jeunes ayant moins de 35 ans d’âge », a-t-il en outre déclaré. Concernant l’accès au logement social, le seuil n’est plus fixé à 12 000 DA, mais élargi à 20 000 DA, selon le ministre qui tient néanmoins à mettre l’accent sur le respect des priorités fixées par la loi.
Et c’est ainsi que 2008 sera, poursuivi-t-il, l’année de la distribution de logements dans l’ensemble des wilayas du pays. « Plus de 460 000 logements ont déjà été livrés au 31 mars dernier dans le cadre du programme quinquennal ; alors que 544 000 sont en cours de réalisation avec un taux d’avancement des travaux de 70 % dans un grand nombre de projets », a indiqué le représentant du gouvernement qui a insisté aussi sur les programmes complémentaires réservés pour les wilayas du Sud et des Hauts plateaux. C’est ainsi que M. Moussa exprime sa détermination en matière d’éradication de l’habitat précaire et de bidonvilles qui représentent 8 % du parc national de logements.
Pas moins de 143 000 unités sont programmées à cet effet, outre les programmes précédents. Concernant l’affaire des chalets de Chlef, le ministre a souligné que la commission locale de wilaya composée d’élus et de représentants des chalets active actuellement sur le terrain pour mettre en application les décisions du gouvernement. Il s’agit d’identifier les familles vraiment nécessiteuses qui n’ont pas bénéficié de logements dans d’autres formules.
A propos des sinistrés de Boumerdès, toutes les familles sont relogées sauf 602 cas dont la plupart d’entre elles ont refusé les propositions de logements, préférant, dit-il, attendre l’achèvement des travaux de logements dans d’autres sites. Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme a souligné l’importance du séminaire international portant sur la gestion immobilière. Les experts étrangers et nationaux vont faire à cette occasion, dit-il, des propositions concrètes en matière d’entretien des immeubles et de leur environnement immédiat. Les recommandations qui seront formulées à l’issue de la fin des travaux de deux jours (lundi et mardi prochains) seront traduites sous forme de textes de lois dans le cadre de la politique générale de la gestion immobilière. Il n’a pas manqué de souligner que le citoyen, qu’il soit locataire ou propriétaire de son logement, est concerné en premier lieu par le maintien de l’immeuble en bon état, a-t-il ajouté, mettant en évidence les valeurs de citoyenneté et d’organisation. |