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Les syndicalistes du secteur du pétrole, des mines et de la chimie se retrouvent depuis hier à l’hôtel El Aurassi pour la 4e session du conseil exécutif de la fédération arabe. Hormis les Irakiens, les Mauritaniens et ceux de la plupart des pays du Golfe, ils sont venus des quatre coins du monde arabe.
Le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, ainsi que le ministre du Travail et de la Protection sociale, Tayeb Louh ont assisté à la séance inaugurale. M. Sidi Saïd, le SG de l’UGTA, a délégué M. Djenouhat pour cette session où visiblement les syndicalistes se sont retrouvés sur la même longueur d’onde que les pouvoirs publics. Le SG de la Fédération des travailleurs du pétrole, des mines et de la chimie affiliée à l’UGTA, M. Benazzouz, a fait l’éloge de M. Louh qui fut syndicaliste. Il a réitéré ensuite le soutien de l’organisation au programme du président de la République, qui, selon lui, « en consacrant près de 140 milliards de dollars à des projets avancés sur le plan de la réalisation répond aux préoccupations des travailleurs ». « Le rôle des syndicats ne se limite pas à la confrontation avec les pouvoirs publics mais se complète avec les missions de l’Etat pour améliorer le sort des travailleurs, leur assurer formation, sécurité et libertés », dira-t-il.
L’Egyptien Fawzi Abdel Bari abondera dans le même sens. Secrétaire général de l’union arabe des travailleurs du secteur sus-cité, il affirme que « l’organisation doit s’impliquer et définir sa stratégie sur toutes les questions qui touchent l’avenir des travailleurs, notamment les changements climatiques ou le renchérissement des denrées alimentaires ».
Tayeb Louh, évoquant de son côté les retombées de la mondialisation, souligne « qu’elles placent pouvoirs publics et travailleurs dans la même tranchée ». Il plaide pour « de nouvelles conceptions et méthodes de l’action syndicale en cette période sensible ». Il estime enfin qu’«un rapport d’évaluation du contrat social signé l’an dernier sera bientôt publié».
En somme, aujourd’hui, « c’est l’intérêt général qui prime sur les considérations de classe et la patrie est au dessus de tous », comme le dira un syndicaliste du Machrek du haut de la tribune. Les syndicalistes ont tous appelé au renforcement de l’action arabe commune et dénoncé les agressions dont sont victimes les peuples arabes, notamment les Palestiniens.
L’incrimination du président soudanais est perçue comme une atteinte à la souveraineté de ce pays et l’application inacceptable de la loi de la jungle. «C’est Bush et Sharon qui doivent être jugés pour leurs crimes », s’écrie le président de l’Union arabe des travailleurs. Une délégation de ce pays a fortement applaudi cette diatribe. |