| Louisa Hanoune exige un référendum sur l’UPM |
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La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Mme Louisa Hanoune, a appelé jeudi passé à la tenue d'un référendum populaire sur l'adhésion de l'Algérie à l'Union pour la Méditerranée (UPM). Mme Hanoune a souligné, dans une allocution à l'ouverture des travaux de la deuxième session du conseil national du PT, que son parti appelle à la tenue d'un référendum populaire “pour connaître l'opinion des Algériens sur l'adhésion de l'Algérie à ce qui est appelé l'Union pour la Méditerranée”. Mme Hanoune ne voit, en effet, dans ce projet qu'une normalisation des relations avec Israël et plus encore, estime-t-elle, il “prépare des choses qui ne servent en rien l'intérêt des pays de la rive sud de la Méditerranée”. La porte-parole du PT ajoute ainsi son grain de sel à une position de réticence maintes fois exprimée par les officiels algériens à l’égard du projet en question.
En des termes tout aussi pesés, il a, d’une certaine manière, renouvelé les réserves émises par l’Algérie sur ce projet de nouvel ensemble régional, tout en maintenant, évidemment, tout le suspense voulu sur la présence ou non du président Bouteflika au somment de Paris. Ce sujet d’actualité régionale sera, sans aucun doute, au centre de la visite qu’effectuera à Alger le Premier ministre français François Fillon.
Mais il faut dire que sa mission s’annonce déjà ardue puisqu’il n’existe aucun signe annonciateur d’un changement dans la position de l’Algérie. Et, apparemment, tant que le flou persiste au niveau du contenu et des objectifs de ce projet, la position de l’Algérie va rester tout aussi floue. C’est ainsi que se résume la perception d’Alger vis-à-vis de l’UPM, un projet qui n’emballe pas grand monde de ce côté-ci de la Méditerranée.
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