| La Fonction publique paralysée à 80% |
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Greve de la coordination nationale des syndicats autonomes Les travailleurs de la Fonction publique observent, depuis hier, une grève nationale, suite à l’appel de la Coordination des syndicats autonomes. Le taux de suivi est évalué à 80% sur l’échelle nationale, selon le porte-parole de la coordination, Meziane Meriane, qui a animé une conférence au siège du Syndicat national des travailleurs de l’éducation, sis à l’école Aïssat-Idir. Selon la même source, le débrayage a été suivi à 100% dans les wilayas de Béchar, El-Bayadh, Adrar et Oran et ce, au niveau de différents secteurs, dont la santé et l’enseignement primaire et moyen. «Dans l’est du pays, notamment à Constantine et à Khenchla, l’administration est à 100% paralysée y compris la Direction des affaires religieuses. Le personnel de la Fonction publique ne supporte plus la chute vertigineuse du pouvoir d’achat». Selon Meriane qui explique que : «Cette situation ne se rattrape pas avec une augmentation ne dépassant pas les 1 200 DA». Le porte-parole du syndicat craint «la disparition de toutes les primes y compris celle du rendement individuel. Comment, explique-t-on, le silence des pouvoirs publics quant au système indemnitaire ?» s’interroge-t-il encore. En ce qui concerne la grève des paramédicaux, le porte-parole de la Coordination nationale a annoncé que «la décision de la justice à leur égard n’est pas notifiée». «Ils peuvent poursuivre la grève. La loi les protègent», explique-t-il. Dans un communiqué qu’ils ont distribué à la presse, les responsables de la Coordination nationale s’indignent contre la réaction du chef du gouvernement, qualifiant «les syndicats d’agitateurs». Le même communiqué a rappelé que la coordination avait appelé au dialogue. Ce fait, «malheureusement, a été rejeté par les pouvoirs publics». Pour cette cause, les syndicats ont appelé à la grève comme ultime recours pour arracher leurs droits socioprofessionnels. |
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