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Les chauffeurs de taxis menacent de recourir à une grève générale Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Les chauffeurs de taxis menacent de recourir à une grève générale en cas de non-satisfaction de leurs doléances par le ministère des Transports.Le gel de la commission nationale technique en 2001, seule habilitée à traiter les problèmes du secteur, ne fait que compliquer les choses.

Après plusieurs rencontres régionales tenues durant l’année en cours au cours desquelles les chauffeurs de taxis ont exposé leurs problèmes, il a été décidé de débrayer, seule voie, d’après eux, pour se faire entendre par la tutelle.

Le changement du système d’imposition depuis 1993 a engendré des dettes énormes qui restent impayées jusqu’à présent. Ces dettes s’élèvent entre 200 000 et 550 000 dinars par taxi, en plus des pénalités. Le service des impôts dans une note de service datée du 7 janvier 2007 enjoigne les chauffeurs de taxis de payer 10% de leurs dettes en plus du passif qui sera échelonné et de l’actif.

«C’est impossible pour nous. Il y a des chauffeurs qui ne gagnent presque rien durant toute la journée», lance Ait Brahim, président du bureau national des chauffeurs de taxis. «Jusqu’en 1992, il y avait le système forfaitaire. On payait 960 DA d’impôts par trimestre et 85% des chauffeurs s’en acquittaient régulièrement. La décennie noire a engendré un cumul d’impôts et de dettes.


«Ce n’est pas notre faute si la direction des impôts ne nous a pas contactés pendant tout ce temps», justifie M. Ait Brahim. Alors, les chauffeurs de taxis demandent tout simplement une amnistie fiscale. La corporation ne baigne pas dans l’opulence à en croire son représentant.


300 chauffeurs de taxis ont été contraints au chômage à Oran sur les 8700 exerçant dans la wilaya, alors qu’à Alger, ils sont près de 180 sur les 11700 et ce, en raison de la résiliation de leur licence d’exploitation par les moudjahidine ou leurs ayants droit.


Pourquoi cette mise en chômage forcée ? Parce que le permis de place qu’octroie la Direction des transports est assujetti à la location d’une licence d’exploitation que détiennent exclusivement les moudjahidine. «De plus, a indiqué, Hocine Ait Brahim, les chauffeurs de taxis doivent renouveler la carte violette chaque année. Passé 12 mois et un jour, on procède à la résiliation automatique de la licence d’exploitation», précise-t-il.


Cet imbroglio entre exploitants et détenteurs de licence d’exploitation est à régler, en principe, entre les deux ministères concernés. Car, en cas de décès du moudjahid, la licence d’exploitation est résiliée sans préavis. Ainsi, un chauffeur de taxi peut se retrouver au chômage d’un jour à l’autre, si l’on tient compte de ce raisonnement.Le système d’exercice de la profession fait en sorte que le prix de la licence d’exploitation soit soumis à «une forte spéculation», selon le représentant des chauffeurs de taxis.

 
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