| Benaïssa fixe les axes de la sécurité alimentaire |
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Réunissant les directeurs des services agricoles et les inspecteurs des forêts de wilaya au siège du ministère de l’Agriculture à Alger autour des préparatifs des contrats de performance pour chaque wilaya, dans le cadre du “renouveau de l'économie agricole et rurale”, le tout nouveau ministre de l’Agriculture est apparu comme un responsable de l’administration centrale qui veut bousculer les certitudes, les habitudes, les idées reçues et surtout donner un véritable coup de pied dans la fourmilière du secteur de l’agriculture. “La sécurité alimentaire relève de la souveraineté nationale, il est donc impératif que l’ensemble des acteurs du secteur se mobilisent de la façon la plus cohérente pour faire de l’agriculture un secteur central et stratégique de création de richesses dans notre pays”, a-t-il indiqué dès l’entame de son intervention devant les responsables de son secteur. “Le pays a les capacités, les performances, et il y a plus de bonnes volontés que de mauvaises pour hausser ce secteur et assurer la sécurité alimentaire aux Algériens”, explique encore le ministre avant de lancer : “Vous n’avez pas d’excuses pour aller de l’avant dans les nouvelles orientations de la politique de notre secteur, surtout après l’adoption de la loi sur l’orientation agricole ; considérez dans votre démarche que l’administration est un moyen et non pas une fin, vous devez donc bien analyser les choses sur la base de données réelles et concrètes.” Et d’ajouter : “Dites-vous qu’on ne tombera pas dans le piège de ceux qui veulent nous laisser dans la situation de non-utilisation de nos capacités optimales.”
Cette démarche vise à améliorer la performance des collectivités locales dans le secteur agricole, a-t-il indiqué. “Nous voulons mettre à contribution les communes et les daïras dans le développement du secteur de l’agriculture et du développement rural à travers la réalisation et l’intensification des projets de proximité et la levée de tous les obstacles rencontrés”, dira M. Benaïssa. “Les autorités aspirent à davantage de complémentarité dans leurs activités, à travers la finalisation de ces contrats et l’association de tous les acteurs concernés afin de relancer le secteur de l’agriculture et du développement rural”, a expliqué le ministre.
Mesures de soutien aux agriculteurs “Les viandes, tous types confondus, bénéficieront d'un système de régulation et de stockage à l'instar de la pomme de terre, et ce, dans le but de résorber l'excèdent de la production et le mettre sur le marché en cas de pénuries”, note le ministre à ce sujet. Sur la question du programme de soutien du renouveau rural, M. Benaïssa dira suivre “une stratégie nationale de développement durable basée sur la coordination des programmes avec les différents secteurs et la création d'un partenariat entre les acteurs et les structures afin de réaliser un progrès économique, social, culturel et environnemental à l'effet de réaliser un développement humain dans les campagnes”. Le programme vise à asseoir “une bonne gouvernance dans les régions rurales du pays et atteindre le développement durable dans ces régions qui ne se limite pas aux secteurs agricole et forestier, mais intéressera différents domaines économique, social, culturel et environnemental par une exploitation rationnelle et efficace de toutes les potentialités spécifiques à chaque région dans le but de diversifier l'activité économique locale”, dira encore à ce sujet le ministre de l’Agriculture. Ceci ne sera possible que grâce à l’impératif de la coopération de toutes les parties dans l'effort de développement intégré afin de créer une dynamique nouvelle, expliquera à ce propos le tout nouveau ministre. Les habitants des régions rurales sont appelés à formuler des propositions et élaborer des projets à travers la cellule d'animation rurale communale qui regroupe l'ensemble des acteurs concernés (citoyens, élus et mouvements associatifs) avant leur approbation par les autorités locales. À l’occasion d’une conférence de presse, intervenue à l’issue de sa rencontre avec les responsables de son secteur, le ministre s’est voulu très loquace sur toutes les questions de l’heure. Il expliquera dans ce cadre, en réponse à la question d’un journaliste, que la nouvelle politique repose en premier lieu sur la loi d'orientation agricole qui constitue “une feuille de route nationale” et qui vise à “recentrer le potentiel du secteur en vue d'une exploitation intense en matière de développement du pays”.
Il a, dans ce cadre, incité les responsables au niveau local d’identifier le meilleur agriculteur et le meilleur éleveur au niveau de chaque wilaya et chaque commune pour encourager les agriculteurs et libérer leurs initiatives. Interrogé sur le stockage de la pomme de terre, le ministre a annoncé le stockage de 30 000 tonnes de pommes de terre depuis la mise en œuvre du système de régulation des produits agricoles de large consommation. Suite à la mise en œuvre de ce système, le prix de la pomme de terre sur le marché national a connu une augmentation de 3 à 5 DA/kg, “démontrant ainsi l'efficacité de l'intervention de l'État dans ce domaine”, a estimé M. Benaïssa.
Le prix référentiel d'intervention a été fixé à 20 DA/kg comme base de calcul des opérations effectuées entre le ministère de l'Agriculture et du Développement rural et les stockeurs désirant participer à cette opération. Les producteurs de lait seront subventionnés selon leur intégration Il faut vous rapprocher des éleveurs, du réseau de collecte parce que notre accompagnement sera proportionnel à votre niveau d’intégration”, lance-t-il avant de préciser : “Si vous intégrez 10%, on vous donne 10%, si vous intégrez 20%, on vous donne 20% et si vous intégrez 100%, on vous donne 100%.” “Et on enlèvera à ceux qui ne veulent pas intégrer”, conclut-il à ce sujet. Interrogé sur les quantités de blé dont dispose l’Algérie, le ministre n’a pas voulu donner un chiffre à ce propos : “Sachez seulement que nous avons un stock stratégique de blé !” La transparence pour se prémunir contre les scandales
“Il faut que les Chambres d’agriculture aident les agriculteurs. Parce que si nous voulons qu’il y ait une synergie des rôles, il faut que chacun sache réellement son rôle et fasse son travail”, lance-t-il à l’adresse des Chambres de l’agriculture. Quoiqu’il en soit, le ministre de l’Agriculture veut donner un nouveau souffle à son secteur en interpellant les différents intervenants à se mobiliser et à mettre en œuvre la nouvelle politique agricole qui se décline à travers le projet de loi récemment adopté par le Parlement. |
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