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Bouteflika, qui se rend au Qatar à la tête d’une forte délégation, espère relancer une coopération économique, qu’il juge faible entre les deux pays, et souhaite stimuler les hommes d’affaires qataris, à investir un maximum de capitaux en Algérie. Pour ce faire, les deux pays s’attelleront d’abord à réactiver le cadre propice à cette relance, en l’occurrence la commission mixte dont la deuxième et dernière réunion, depuis sa création, remonte à 2002.
Malgré l’excellence des relations politiques entre Alger et Doha, le niveau des échanges économiques entre les deux pays reste faible, comme l’a souligné le chef de l’Etat dans un entretien accordé samedi dernier au journal qatari, Al Arab. «Les investissements qataris en Algérie sont faibles et en deçà du niveau des relations exceptionnelles qui lient les deux pays et des potentialités offertes au regard des opportunités d’investissement que recèle l’Algérie dans divers domaines outre les capacités des hommes d’affaires qataris, détenteurs de capitaux, qui maîtrisent les moyens modernes de gestion et l’utilisation optimale des technologies modernes», avait indiqué le président Bouteflika dans cette interview.
Durant les deux dernières années, quelques investissements qataris, ont été consentis en Algérie. La construction d’un complexe multiservices qui compte un centre d’affaires, des appartements hôteliers et un centre commercial à Bab-Ezzouar, pour une valeur de 186 millions de dollars, a été lancé en 2006.
Un deuxième projet, enregistré en 2007, à l’initiative de Son Altesse Cheikh Fayçal, d’une valeur de 48 millions de dollars concerne la réalisation d’un centre d’affaires à El-Hamma qui vient s’ajouter à un autre projet d’une valeur de 1,5 million de dollars portant élargissement du réseau «Trust Assurances». Le Qatar est classé en dernière position dans le nombre de projets d’investissement arabes en Algérie, après les Egyptiens, les Emiratis et les Koweïtiens.
A fin novembre 2007, l’Algérie a attiré 6 milliards de dollars d’investissements arabes, qui représentent 56% de l’ensemble des investissements directs étrangers (IDE).
L’Algérie ambitionne depuis quelques années d’attirer une bonne part des quelque 500 milliards de dollars d’investissements détenus par les hommes d’affaires du Golfe.
Dans le domaine des hydrocarbures, l’Algérie et le Qatar qui sont parmi les plus grands producteurs et exportateurs de gaz, entretiennent une coordination bénéfique dans le cadre de l’Opep.
A titre d’exemple, avait souligné le président Bouteflika dans l’entretien accordé samedi dernier au journal qatari, Al Arab, « lorsque l’Algérie a proposé en octobre 2006, l’idée de la tenue d’une conférence ministérielle extraordinaire de l’Opep pour faire face aux éventuelles chutes des prix, le Qatar a répondu favorablement et soutenu la proposition algérienne en appelant l’organisation à tenir cette rencontre à Doha le 19 octobre de la même année». |