| Bouteflika participe au 12E sommet de la francophonie |
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Après avoir brisé à grand tabou, en participant pour la première fois en 2002, au 9e sommet de l’organisation internationale de la francophonie qui s’est tenu à Beyrouth, le président Abdelaziz Bouteflika, qui n'avait pas participé depuis quatre ans au sommet biennal de la Francophonie est cette fois au rendez-vous en tant qu’ «invité spécial». Même si certains s’interrogent légitimement sur la possibilité que l’Algérie intègre enfin cette organisation, rien n’indique que le président Bouteflika franchisse un tel pas. Sa présence à ce rendez-vous est présentée sous l’aspect bilatéral. Il est l’hôte d’honneur de Mme Michelle Jean, gouverneur général du Canada, et l'invité spécial, de Stephan Harper et de Jean Charest, respectivement Premiers ministres du Canada et du Québec. Dans son allocution au 9e sommet de Beyrouth, Abdelaziz Bouteflika avait affirmé que «l'arabité» de l'Algérie était "suffisamment solide pour que le français ne soit plus perçu comme une menace. Cette phrase était perçue comme un signe fort des intentions de Bouteflika qui a intégré cette organisation. Mais depuis, il y a eu comme un revirement. Pourtant sur le plan bilatéral l’Algérie et la France, entretiennent des relations privilégiées. Il est clair que l’Algérie peine à se débarrasser du complexe à la francophonie, comme symbole de 130 années de colonisation. L’Algérie, pensent certains, doit prendre exemple sur le réalisme de pays comme l’Egypte, qui en dépit du fait qu’il pratique le français en troisième position après l’arabe et l’anglais, n’a pas hésité à adhérer à l’organisation internationale de la francophonie. Tout les pays arabes qui ont hérité de la langue française, comme héritage colonial, sont membres de cette organisation qui regroupe 55 Etats et 13 observateurs, utilisant la langue française, notamment les anciennes colonies de France. En tout cas, l’adhésion de l’Algérie à l’OIF reste posée et sera certainement au centre des entretiens du président Bouteflika avec les responsables français et québécois. le président Bouteflika qui aura des entretiens avec les dirigeants canadiens, ne devrait pas rencontrer le président français Nicolas Sarkozy trop préoccupé, en sa qualité de président de l’Union européenne, par les solutions à trouver la crise financière internationale. Aujourd’hui, il sera d’ailleurs à Camp David pour s’entretenir dans l’après-midi avec le président George W. Bush de la réorganisation du système financier mondial. La crise s'est d’ailleurs invitée au sommet de la Francophonie, qui a débuté hier dans la soirée en présence du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon et d'une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement, précédé d'un bref sommet entre l'Union européenne et le Canada. Selon le projet de déclaration finale, la Francophonie va s'engager à "soutenir la tenue d'un sommet international" pour donner une réponse "urgente et coordonnée" à la crise qui affole les marchés mondiaux |
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