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Ouyahia a réuni hier pour la première fois depuis sa nomination à la tête du gouvernement son équipe où il n’y a en fait qu’un seul nouveau ministre, en l’occurrence M. Bessalah, chargé de la Poste et des Nouvelles technologies de l’information et de la communication.
La feuille de route du nouveau responsable de l’exécutif semble visiblement bien tracée. Il s’agit de concrétiser et d’achever le programme du président de la République dans les délais impartis. M. Ouyahia en fait sa boussole et s’y réfère même en tant que premier responsable du RND. Lors de sa dernière sortie à l’Aurassi, tout en reconnaissant les progrès réalisés notamment en matière d’infrastructures, d’emploi des jeunes et de construction de logements, il avait affirmé qu’il existe des blocages et un manque de cohésion au sein du gouvernement. Celle-ci conditionne pourtant le succès alors que s’approche l’échéance de mettre sur table la somme des réalisations.
Le président de la République avait en effet promis au lendemain de sa réélection en avril 2004 entre autres, un million de logements et deux millions d’emplois au terme de son second mandat. Les finances publiques du pays se sont considérablement améliorées mais les signes de mécontentement avaient ressurgi ces derniers mois.
A cet égard, il faut s’attendre aussi à une volonté plus nette de restaurer l’ordre public. Le souci de la nouvelle équipe semble être surtout de nature économique. Elle ne veut pas s’empêtrer de considérations politiques mais «mobiliser les différents rouages de l’Etat au niveau des administrations centrales et locales» pour débloquer les réformes qui, à certains niveaux comme les banques, les privatisations ou les dispositifs de financement des projets dont sont porteurs les jeunes n’arrivent pas à se concrétiser.
M. Ouyahia a promis de mener la guerre à la bureaucratie qui, selon lui, grossit les rangs des mécontents. D’autres priorités semblent venir en tête de l’agenda de la nouvelle équipe. M. Ahmed Ouyahia ne cache pas sa volonté de combattre la corruption et l’on peut s’attendre à des mesures dans les prochaines semaines.
L’urgence est de combattre les pratiques commerciales notamment qui permettent à une minorité de s’enrichir au mépris de la majorité et de la loi et les dérives criminelles mafieuses et criminelles au sein de la société.
D’ores et déjà le nouveau chef du gouvernement a instruit les ministres concernés de préparer les rentrée scolaire, univestiare et de la formation professionnelle.
Elles ne doivent plus pâtir des atermoiements et des mesures de dernière minute. Les Algériens attendent beaucoup et les échéances politiques seront déterminées surtout par les actes de la nouvelle équipe. |