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C’est en tout cas, ce que vient d’annoncer Tayeb Louh, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, lequel précise que ce nouveau dispositif de promotion de l’emploi sera lancé, au mois de juin de l’année prochaine, s’étalant jusqu’à l’an 2013. Il faut dire que de tout temps, la problématique de l’emploi a constitué l’une des préoccupations majeures des gouvernements qui se sont succédé.
Ces derniers, conscients de l’extrême sensibilité du sujet et surtout convaincus que le chômage ne pouvait qu’exacerber le mal de vivre (ainsi que les dérapages s’y rattachant), ont toujours tenté d’accorder à ce volet l’importance qui doit être la sienne. Pour en revenir à ce nouveau dispositif de promotion de l’emploi et à en croire Tayeb Louh, il vise à créer 185 000 emplois par an.
Selon le ministre, le dispositif en question concerne plusieurs catégories, particulièrement les universitaires et les techniciens supérieurs en formation professionnel. Ces derniers, après plusieurs années d’études, se retrouvent le plus souvent au chômage. Pour eux, trouver un emploi relève du parcours du combattant.
Pour le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, ce nouveau dispositif entre justement dans le cadre de la nouvelle stratégie de lutte contre le chômage laquelle, selon les estimations, permettra de réduire le taux de chômage à moins de 10%, à l’horizon 2010 et à moins de 9%, durant la période comprise entre 2011 et 2013. Et c’est à partir du postulat, selon lequel la réduction du taux du chômage ne peut avoir lieu sans un taux de croissance de plus en plus élevé (ce qui rend inévitable la redynamisation de tous les secteurs de l’économie nationale), qu’est né le pacte national économique et social.
Ce dernier, outre donc la lancinante question de la réduction du taux de chômage, et son corollaire, l’amélioration du pouvoir d’achat, vise la promotion d’une économie de production (créatrice de richesses) ainsi que la lutte contre l’économie informelle, véritable gangrène qui ne cesse de ronger l’économie nationale.
Lors de la déclaration qu’il vient donc de faire, M. Tayeb Louh a annoncé que le premier rapport d’évaluation de la mise en œuvre du pacte économique et social sera finalisé avant la fin de l’année en cours. Selon lui, c’est une commission tripartite (gouvernement, patronat et UGTA) qui aura la charge d’élaborer le rapport en question. Dans la foulée, le responsable du Secteur de l’emploi et de la sécurité sociale indiquera que dorénavant l’Institut national du travail (INT) sera, à partir de 2009, habilité à mener des enquêtes sur l’emploi et le chômage.
Ces dernières, au nombre de 4 par an (soit 1, tous les 3 mois), permettront de mieux maîtriser les données relatives à tout ce qui a trait à l’emploi, condition sine qua non pour une véritable lutte contre le chômage. |