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Le CNSPNEK a sollicité cette audience après que le ministre des Travaux publics ait déclaré que c’est le chef du Gouvernement qui a pris la décision de lancer les travaux de l’autoroute à l’intérieur du parc, alors que ce même ministre avait annoncé, en juillet dernier, qu’on était à la recherche d’un tracé qui contournerait le parc, ce qui avait mis fin à la première mobilisation autour de cette affaire. En fait, c’était le but recherché à l’époque.
Les délégués du comité ont exposé les raisons pour lesquelles ils sont opposés au passage du tronçon de 17,8 km dans le PNEK. Ces raisons sont dictées par le décret présidentiel relatif au statut des Parcs nationaux algériens qui interdit le passage de routes importantes. Pour le chef du Gouvernement, cette référence à un texte de loi est une position tranchée motivée par une interprétation tendancieuse des textes. Il a donc décidé de confier ce texte à des experts qui en détermineront la portée réelle.
Le chef du Gouvernement a ensuite proposé aux opposants au tronçon de l’autoroute d’intégrer l’observatoire pour le contrôle et le suivi de la gestion environnementale de l’autoroute installé par le ministre des Travaux publics, lundi dernier à El Tarf, et qui serait doté de moyens considérables.
Ce serait, selon lui, la meilleure contribution des écologistes pour protéger le parc contre les impacts de l’autoroute. Proposition à laquelle les délégués ont répondu que l’outil de protection existe déjà à travers le statut du parc et que l’ignorer c’est se rendre complice d’une transgression de la loi et en plus maintenant d’un fait accompli.
Le chef du Gouvernement a refusé de discuter la solution du contournement du parc au motif qu’elle serait longue et coûteuse. Les délégués ont, à ce moment, fait lecture du principe de substitution, consacré par la loi relative à la protection de l’environnement dans le cadre du développement durable, qui impose l’option d’une solution, même si elle est plus coûteuse, dès lors qu’elle contribue à la protection de l’environnement.
Pour mettre fin à l’entrevue, le chef du Gouvernement a déclaré qu’il examinerait de plus près le dossier qui lui a été remis.
Le CNSPNEK déclare, que cette entrevue qu’il n’attendait plus, aura pour le moins permis de préciser les intentions des pouvoirs publics sur la question du tronçon d’autoroute.
Et comme il s’agit, selon le chef du Gouvernement, d’interprétations divergentes de la loi, le comité s’estime conforté dans la démarche qu’il s’est imposé dès le départ d’en référer au président de la République, garant de l’application des lois. Entre-temps les actions d’information, de sensibilisation et mobilisation se poursuivront. |