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Une conférence internationale sur le raffinage du pétrole se tient depuis hier à l’hôtel Hilton. 27 communications sont prévues au programme de cette rencontre qui doit s’achever aujourd’hui. Elle regroupe des experts nationaux ou venus de pays étrangers comme les USA, la France, le Royaume uni mais aussi de ces nouveaux pays pétroliers africains comme le Sénégal, le Cameroun ou l’Angola.
La demande en pétrole doit connaître une hausse estimée, selon Jean Pierre Favenec de l’Institut français du pétrole, de l’ordre de 60% à l’horizon 2050. Selon cet expert, «les réserves peuvent suffire encore pour 40 ans mais les énergies alternatives ne prendront pas la place des énergies fossiles de sitôt». «Les besoins de confort qui ont émergé dans des pays comme la Chine, l’Inde, le Brésil consolident cette tendance», ajoutera-t-il. Il y a une énorme pression sur le raffinage avec des investissements estimés à l’horizon 2020 à 460 milliards de dollars et une quantité à traiter de l’ordre de deux millions de tonnes jours. Même si les raffineries coûtent plus chers et les marges bénéficiaires volatiles.
Selon, le directeur général de Naftec, M. Akli Remini, «à travers une meilleure maîtrise du raffinage, il s’agit de valoriser au maximum chaque baril et de mettre sur le marché des produits de qualité de nature à réduire les effets des émissions novices et de protéger l’environnement».
Les fournisseurs de nouvelles technologies en la matière doivent se conformer de plus en plus à des normes très contraignantes en matière de protection de l’environnement. Actuellement avec cinq raffineries en activité, l’Algérie raffine 22 millions de tonnes mais avec un programme de réhabilitation et de construction de nouvelles unités, «on peut, indiquera M. Abdelhafid Feghouli vice-président Activités Aval à Sonatrach, arriver à 27 millions de tonnes».
Selon lui, «9 milliards de dollars seront consacrés entre 2008 et 2012 à l’essor de cette activité qui est un des créneaux de partenariat. D’ores et déjà, une raffinerie réalisée avec les Chinois fonctionne depuis 2007 et produit 600 000 tonnes /an. Le grand projet destiné au condensat et qui doit entrer en production avant la fin de l’année à Skikda et surtout l’unité de Tiaret qui produira dès 2014 quinze millions de tonnes.
Le secrétaire général du ministère de l’Energie et des Mines a affirmé de son côté que «le raffinage est au cœur des enjeux.
Il a fait remarquer que la demande de diesel a connu une augmentation de l’ordre de 20% au cours des cinq dernières années et que le nouvel intérêt pour le raffinage vise tout à la fois «à satisfaire la demande intérieure et préserver les postions du groupe Sonatrach sur le marché international». Il insistera aussi sur l’effort à faire en matière de formation pour garantir la sécurité dans les usines. Selon M. Remini, «alors qu’en 2000 l’Algérie exportait 70% de ses produits raffinés, elle ne réserve actuellement pour le marché international que 50%».
Les ambitions de Naftec sont l’adaptation et le redéploiement à l’heure où le marché pétrolier augure de perspectives prometteuses. |