| Hepatite B et C : Les centres de dépistage du Sida comme rescousse |
|
|
|
|
Le traitement de l’hépatite virale coûte à l’Algérie 150 millions de centimes par malade et par an. C’est ce qu’a déclaré hier M. Amar Tou, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière à l’occasion d'une journée d'étude sur la lutte contre les hépatites virales B et C. En l’absence d’un vaccin spécifique, le ministère de la Santé a décidé de généraliser prochainement les opérations de dépistage précoce des hépatites virales B et C à la cinquantaine de centres de dépistage du VIH-Sida existant en Algérie. En outre, le nombre de centres de dépistage du VIH-Sida passera, incessamment, à 60 centres, a-t-il ajouté, rappelant que le réseau actuel de dépistage de cette maladie comprend 54 centres. Evoquant les facteurs de contamination des hépatites virales B et C, le Pr Debzi a indiqué que sur 200 hépatiques chroniques, 63,5% des cas sont dus aux soins dentaires alors que 44% ont été contaminée par transfusion sanguine, soulignant la nécessité de décentraliser le traitement de cette pathologie. Selon M. Soukehal, spécialiste en prévention des hépatites virales B et C au CHU Béni Messous, il est impératif de mettre à la disposition des spécialistes un matériel de protection adapté pour la prise en charge des personnes atteintes. Il a proposé de revenir à la stérilisation à la vapeur pour réduire au maximum les risques de contamination quel que soit le statut infectieux. Trois précautions sont fondamentales selon le spécialiste. Il s’agit de l’hygiène des mains, le port des gants, la gestion des matériaux souillés par le sang et l’élimination des déchets hospitaliers. Selon lui, le meilleur moyen de lutter contre cette pathologie est de réduire le risque de transmission nosocomiale du VHC et de réduire les comportements à risque. A ce titre, M. Tou a rappelé qu’en moyenne 25 000 tonnes de déchets hospitaliers par an sont recensés, soit un volume conséquent de 1 kg par lit par jour. « Des tests se font actuellement par le MSPRH pour dépasser le stade d’incinération des déchets », a-t-il annoncé. Le docteur Bouakaz a indiqué qu’un plan d’intervention d’urgence de lutte contre les hépatites a été lancé par le ministère en 2005 pour répondre à un souci de prise en charge optimale contre ces pathologies. Ceci a permis la création de 6 centres régionaux de référence dont 4 à Alger (CHU Mustapha Pacha, CHU de BEO, Bologhine) ainsi qu’un à Oran et Annaba. La vaccination contre l’hépatite B existe. Elle a été rendue obligatoire depuis 2000 et constitue la principale protection contre cette maladie dont la prévalence est de 4,1 cas pour 100.000 habitants. Pour l’hépatite C, le taux était de 2,5 cas pour 100 000 habitants en 2007. |
| < Précédent | Suivant > |
|---|




